Programmation des stages de formation 2022

Vous êtes moniteurs et souhaitez devenir formateur ou évaluateur, voici les stages programmés

Formateur-trice régional

● Paris (ponton) : 01 au 04 mars
● Concarneau : 26 au 30 avril
● Marseillan : 01 au 04 mars et 19 au 22 avril

Evaluateur-trice technique

N4 FFV

● Paris (ponton) : 26 au 28 février
● Concarneau : 23 au 25 avril
● Marseillan : 26 au 28 février et 16 au 18 avril

Pour s’inscrire, contacter Christian : moniteurs@glenans.asso.fr

Assemblée du CEB 2021

L’assemblée du Conseil de l’Encadrement Bénévole a eu lieu le samedi 4 décembre 2021 au Nautic de Paris.

Environ 85 personnes étaient présentes. 68 personnes ont voté pour les 30 membres du CEB.

L’ Assemblée Générale a été retransmise en streaming au travers de Zoom. Elle a réuni 43 participants. Le support de l’Assemblée en PDF est consultable pour une lecture au calme.

Une pré-AG a eu lieu jeudi soir et est disponible en rediffusion.

Les élus

NicolasFulli-Lemaire
RégisRossi
Guillaume Villerabel
Jean-PaulDissane
MarieReboud
DidierBlaise
EnoraDerveaux
ThomasViolle
PhilippeAstier
PaolaPerino
JacquesCapelle
PhilippeLaborie
MaudChevalier
Jean-LouisSilvestre
GuillaumeBoidin
Jean-PascalMartinenq
Jean-François, JF ou JeffPlumier
IsabelleChobert
VincentKerckhove
SergeSchiebel
StephaneWacongne
ThierryPhilippe
BrunoPoinsard
StephaneBonnau
GuillaumeLarge
FrancoisJanin
ANDREAPichetti
AuroreContamine
StefanoCiarli
AudréeKlein

Votre Courrier

Vous receviez une newsletter des bénévoles, une newsletter de l’encadrement bénévole. Aujourd’hui vous recevez ce courrier. Ce changement est important, car il signifie un changement de fonction, un changement dans votre rôle. 

Comme vous, je reçois des dizaines de newsletters, informatives ou publicitaires, que je refuse ou accepte, pour un temps au moins. Je reçois de moins en moins de courriers. Un courrier, c’est une correspondance, une amorce d’échange, une invitation à répondre. Un bout de dialogue. 

Ce dialogue et donc ce courrier doit devenir le vôtre, le nôtre, pour partager nos expériences, pour transmettre plus efficacement notre passion, nos valeurs. Ce courrier doit devenir votre courrier. Et pour cela il va évoluer. Il a évolué dès juin, avec des articles de fond sur le planing en dériveur, des articles techniques sur la voile légère. 

Aujourd’hui vous allez y trouver des appels à participer, des techniques à essayer, et aussi un appel à retours d’expériences :

  • Jean Louis nous invite à essayer deux techniques pour revenir sur un Homme à la mer en équipage réduit, et à lui faire un retour d’expérience.
  • Pierre nous invite à raconter de manière anonyme une expérience heureuse ou malheureuse, mais qui servira à d’autres. 
  • François nous fait un bilan des Nuits des Topos, feu d’artifice qui a remis en lumière 35 e-topos réalisés en ligne par des encadrants bénévoles. Et qui vous invite à participer à cette aventure médiatique et de transmission en 2021 et 2022.
  • Pauline nous fait un apport intéressant sur la pédagogie de la planche à voile par vent fort.

Comme Jean-Louis, Pauline, François, Pierre, faites que ce courrier soit le vôtre. Comme Enora, Maud, Aurélie, Stéphane, participez à sa réalisation. Nous attendons de vous lire. 

Les Retours d’Expérience (Rex) pour apprendre par le partage

À chaque stage, à chaque croisière, à chaque sortie sur l’eau, nous apprenons. Nous avons tous résolu un problème durant un encadrement, géré et maîtrisé une situation critique ou difficile, matérielle ou humaine. Cela à tout âge, quels que soient la pratique, l’âge et l’expérience : que nous soyons jeune moniteur ou vieux loup de mer.

Pour que nous progressions ensemble grâce aux erreurs des uns et des autres, nous te proposons de participer aux Retours d’Expérience (Rex). Tu partages et fais profiter d’autres moniteurs et monitrices de ton expérience. Un moyen innovant pour faire progresser notre sécurité et apprendre des expériences des autres.

À l’image de ce qui est réalisé en aéronautique, le CEB a mis en place fin 2020 un formulaire de Rex. Dans ce simple formulaire, tu peux témoigner en quelques lignes d’une expérience que tu as vécue et des enseignements que tu en tires.

Cela ne te prendra que quelques minutes. N’hésite pas à le faire quand c’est frais dans ta mémoire.

Ton témoignage anonyme sera analysé et partagé afin d’en faire profiter toute la communauté encadrante, enrichissant ainsi les connaissance de chacun et chacune. Tu peux consulter les premiers retours d’expériences ici :

Pour rappel, ils ne se substituent en rien aux rapports de mer et mains courantes qui sont à remplir !

L’enseignement de la planche à voile dans le vent fort

Le coup de vent était annoncé, les stagiaires se préparent à aller sur l’eau pour se faire souffler. C’est l’effervescence dans le champ des planchistes : les moniteurs·trices s’efforcent de rassembler leurs stagiaires, composant avec l’excitation des uns et l’appréhension des autres, pour le briefing de début d’une séance dans du vent fort.

Ces séances sont à la fois importantes pour la progression et le plaisir des stagiaires tout en mettant les moniteurs·trices face à des problématiques d’encadrement. 

En quoi le vent fort est une situation particulière et difficile en termes de pédagogie et d’enseignement ? 

Quels sont les leviers dont disposent les moniteurs·trices pour exploiter le vent fort et faire progresser les stagiaires tout en sécurisant leur pratique? 

C’est à ces questions que s’efforce de répondre cet article sur l’enseignement de la planche à voile dans le vent fort. 

Un article signé Pauline Chabrier à télécharger ici :

‌Deux propositions à tester pour la manoeuvre de l’Homme à la mer (MOB) en équipage réduit

En croisière, vos prochains encadrements vont vous permettre de tester, enrichir, et éventuellement valider ces deux propositions de manoeuvres de récupération d’Homme à la mer. Vos tests seront particulièrement intéressants avec du vent soutenu.

N’hésitez pas à faire vos retours d’expérience (conditions météo, niveau de l’équipage, résultats et autres propositions constructives) à  Jean-Louis SILVESTRE.
+33 (0) 6 75 97 38 08 jean-louis.silvestre@laposte.net

MOB : Acronyme anglophone de Man Over Board, c’est la traduction directe du HLM (Homme à La Mer) en français. Cette appellation est à privilégier dans l’enseignement, parce que les appareils de navigation électroniques sont munis d’une touche MOB.

Les manœuvres habituellement enseignées pour récupérer un Homme à la mer mobilisent souvent un équipage nombreux et entraîné, pouvant effectuer de nombreuses tâches simultanément.

Alors que faire dans des configurations différentes, en particulier s’il ne reste sur le bateau qu’une seule personne compétente (équipage familial, quart de nuit…) ?

Cet article propose une comparaison entre deux manœuvres de récupération d’un Homme à la mer adaptées à cette situation, chacune reposant sur une manœuvre référencée.


1. Le Quick circle très rapide 

Les étapes de la manoeuvre :

  • Se placer sur une route au près (2) et si besoin border. Démarrer le moteur.
  • Pousser immédiatement la barre à fond sous le vent et virer. Garder la barre poussée à fond et ne plus y toucher.
  • Le bateau va virer (3), le foc va passer à contre, le bateau va abattre (4 et 5), puis empanner (6), puis lofer de lui-même (6) et revenir à sa situation initiale (7), au près à proximité de l’Homme à la mer).
  • Si possible envoyer à ce moment un bout pour récupérer la personne.
  • Le bateau est, soit à la cape, soit sur un près, voiles plutôt fassayantes.
  • Si il a de l’inertie, lors du passage au près, le bateau est souvent capable d’effectuer deux cercles consécutifs.
Cercle Rapide
Methode du Cercle rapide
Avantages :
  • Le diamètre du cercle est très court, de l’ordre de la longueur du bateau, qui reste donc tout près du MOB. Si celui-ci a eu la bonne idée de tomber au vent, il sera au centre du cercle. S’il est tombé sous le vent, il faudra « déformer le cercle » après l’empannage, pour l’approcher.
  • Le foc ne faseye jamais.
  • Le démarrage du moteur peut être immédiat. Il est possible d’embrayer et de manœuvrer immédiatement car le seul cordage libre à bord c’est la contre-écoute de foc, qui a peu de chance de passer à l’eau.
  • En limitant la manœuvre à « La barre à fond », il n’y a aucun effort physique à faire. Un enfant est capable d’arrêter le bateau en attendant que des renforts arrivent.
  • Le MOB est suffisamment proche pour qu’il soit possible de lui envoyer un lien. Si nécessaire, le moteur permettra d’affiner l’approche. Attention à l’hélice ! Elle fonctionne comme un aspirateur à bouts.
Inconvénients :
  • Si le bateau n’est pas au près, il sera nécessaire de calmer un peu le foc en le bordant au moins partiellement.  La manœuvre sera beaucoup moins dynamique, et plus bruyante.
  • Empannage obligatoire. Si la grand-voile était bordée dans l’axe, ça se passera en douceur, avec seulement un coup de gîte modéré en sortie d’empannage, et une auloffée qui est la bienvenue.

Les équipiers devront avoir été familiarisés avec cette manœuvre pour pouvoir anticiper le petit coup de gîte. Si l’on veut éviter l’empannage, manœuvre suivante !


 
 2. Manœuvre de Boutakov : sans empannage.

Objectif : ne pas empanner

Les étapes de la manoeuvre :

  • Depuis une route au près, abattre pour descendre sous le vent (1 et 2).
  • Sans empanner, remonter au près puis virer (3) et revenir à la cape (4) vers l’homme à la mer
  • Quand on arrive « à la hauteur », on dérive en cape (5).

Attention : sur la plupart des bateaux, l’angle au vent de la dérive à la cape est largement supérieur à l’angle de la remontée au près, et le bateau peut passer au vent du MOB si on se met trop vite à la cape. Pour revenir sur le MOB, il faut donc descendre dans le vent. Boutakov préconise de faire cette descente en phase initiale, en débutant par une abattée.
Sur certains bateaux dont le voile de quille est très étroit (Pogo par exemple), l’angle de cape est parfaitement symétrique de l’angle de près. Il n’y a pas besoin de descendre.


Avantages :
  • Il n’y a pas d’empannage.
  • Le foc ne faseye jamais.
  • Le démarrage du moteur peut être immédiat. Il est possible d’embrayer et de manœuvrer immédiatement, car le seul cordage libre à bord, c’est la contre-écoute de foc, qui a peu de chance de passer à l’eau.
  • Il y a peu d’efforts à faire.
  • Le MOB est suffisamment proche pour qu’il soit possible de lui envoyer un lien. Si nécessaire, le moteur permettra d’affiner l’approche. Attention à l’hélice ! Elle fonctionne comme un aspirateur à bouts.
Inconvénients :
  • Il faut réfléchir, avec une évaluation des distances qu’il faut parcourir sur chaque allure.
  • Il faut penser à inverser la barre pour garder la cape.
  • Cette manœuvre doit donc avoir été répétée et maîtrisée.

Avantages communs aux deux méthodes :

  • Le foc « n’existe pas » : il ne faseye pas et ne génère pas de stress supplémentaire, et il ne mobilise pas d’équipiers pour l’affaler ou l’enrouler. Il n’est jamais à plat pont, donc pas de risque de glissade. Ces manœuvres « foc fixe » conviennent donc aussi à un équipage nombreux et entraîné !
  • Dans l’éventualité d’un MOB tombé à la mer en étant attaché à la ligne de vie, elles permettent un arrêt immédiat du bateau.

Choix entre les deux méthodes : avantage au quick circle, très utile pour un équipage débutant dont le skipper tombe à l’eau !
Yapluka pratiquer !
 
Post scriptum : Et la touche MOB ?
Si l’appareil est sur le pont, enclenchement le plus tôt possible.
S’il faut descendre à l’intérieur, enclenchement dès que le MOB est perdu de vue.


Proposé par Jean-Louis SILVESTRE. +33 (0) 6 75 97 38 08 jean-louis.silvestre@laposte.net

Les cames en Hobbie Cat 16

Que ceux qui n’ont jamais eu de problèmes avec leurs cames en Hobie Cat 16 passent leur chemin ! 

Ici, nous évoquerons tout ce que vous avez voulu savoir, sans jamais oser le demander sur les cames :

  • Comment fonctionnent-elles ?
  • Comment se règlent-elles ?
  • Peut-on vraiment les faire marcher ?

En décomposant le fonctionnement du mécanisme de verrouillage des safrans de Hobie Cat 16, nous ferons la lumière sur les difficultés récurrentes liées aux cames, puis sur les solutions finalement simples pour les régler définitivement.

Nous proposerons également une chronologie détaillée de l’utilisation des safrans, quelques mises en place pédagogiques autour de ce sujet techno, et enfin une check-list indispensable pour tout encadrant·e qui vient de recevoir sa flotte.

Un article signé Augustin Grimprel à télécharger ici :

Les arrivées de cale à Drenec en Catamaran

Les arrivées de cale sont un exercice difficile, et celles à la cale de Drenec se révèlent souvent délicates pour les stagiaires en catamaran.

Arrivée face au vent, dérive, pertes de repères… nous ferons un tour d’horizon des difficultés rencontrées par les stagiaires, et surtout de l’origine de ces difficultés. Puis, en explorant les différentes configurations de vent possible, nous verrons toutes les options à notre disposition, les dangers, les problèmes récurrents, et enfin les consignes clés à passer pour avoir toute son escadre qui parvient à la cale facilement dès les niveaux 1.

Un article signé Augustin Grimprel à télécharger ici :

Le dériveur au planing, de l’approche théorique à l’approche sensorielle

Photographie lors d’un stage dans l’Archipel en 2014, photo de Nicolas FULLI-LEMAIRE.

Le vent se lève doucement et dessine de plus en plus de rides sur la mer qui se blanchit. Les drapeaux et les voiles claquent. Un mélange de tension et d’excitation commence à animer le terre-plein où les voiles se hissent. Les esprits sont déjà sur l’eau à imaginer ces bords de largue au planing et les corps à revivre ces sensations d’accélération et de glisse légère et aérienne…

Mais comment atteindre de nouveau ce « graal » de tout dériveuriste qui prend la mer lorsque les conditions se montrent sous leurs  meilleurs auspices ?

C’est à une véritable plongée dans les arcanes du planing en dériveur que cet article souhaite entraîner le lecteur. Il s’agira ici d’explorer en premier lieu les mystères physiques du planing puis d’en décortiquer les ressorts techniques avant de se pencher sur les sensations qu’il nous fait éprouver et l’osmose avec les éléments qu’il nous fait partager.

L’article « Le dériveur au planing, de l’approche théorique à l’approche sensorielle, les exemples du Laser et 29er » signé Sébastien Coupez à télécharger ici :